Traversée de la plaine du Nullarbor
200km au Nord d’Esperance, nous voilà à Norseman. Pour traverser la plaine du Nullarbor, de Norseman jusqu’à Ceduna, il faut prendre la Eyre Highway, une longue route de 1200 km… Sur cette route, le désert, seules quelques stations-services sont présentes sur le chemin. Comme vous pouvez l’imaginer, il n’y a que des grandes lignes droites, sans rencontrer aucune autre route. Une de ces lignes droites est la plus longue d’Australie : 145 km !
Alors Jack, prêt à tailler la route ? C’est parti !
Heureusement, il ne fait pas trop chaud (en plein été, les températures peuvent monter jusqu’à 55-60 °C !). Mais il pleut toujours. A très grosses gouttes. Les routes, habituellement sèches, ne boivent pas l’eau et deviennent vite inondées. Et quand il ne pleut pas, il y a du grand vent. Donc avec Jack, on quitte le mode conduite pour passer en mode pilotage !
On s’arrête dans une station service pour faire le plein : $ 2,02/ L ! $ 92 pour 45 L d’essence ! Et le gars qui tient la station est un sketch ! Le teint écarlate, édenté, et avec en décoration, des serpents dans du formol ! Ah on s’en souviendra du pompiste de Cocklebiddie !
On voit plein d’animaux. Beaucoup de morts, malheureusement (kangourous, wombats, et même un dromadaire !), mais quand même quelques vivants : bcp de kangourous, des dingos (les loups du désert).
On passe une nuit dans le désert, à peu près à mi-chemin, près de la frontière entre le South Australia et le Western Australia.
Attention aux animaux sur la route... Et aux avions ! Apparemment, la route peut exceptionnellement se transformer en piste d'atterrissage !
On s’arrête ensuite au niveau des falaises de la Great Australian Bight. Mais pas longtemps car c’est envahi de mouches ! dans l'outback, les insectes volants sont partout, ils viennent sur le visage, sur les yeux, dans les oreilles, le nez, la bouche ! Insupportable !
On croise bien sûr de nombreux Road Trains, des énormes camions pouvant faire jusqu’à 36 m de long ! A chaque fois qu’on en croise un, on manque de perdre notre pare-brise, ou de voler dans le décor.
Petit aperçu d’un road train « over-size » ! Il a fallu carrément s’arrêter dans le bas côté car il prenait toute la largeur de la route ! Et un autre, plus classique.
Le deuxième soir, on arrive à Ceduna, la fin du désert ! On fonce au caravan park, et on prend la meilleure douche de toute notre vie ! Et on se mange un gros cassoulet, il nous restait une boîte que mes parents nous avaient envoyées à Noël !
Mais on n’est pas totalement au bout de nos peines. Pour atteindre la réelle civilisation, il nous faut encore faire 500 km, pour atteindre Port Augusta, soit une journée de route.
Nous reprenons donc la route le lendemain. Le paysage n’est guère différent. Sur les 100 derniers km, on arrive au niveau d’immenses cultures de blé. Et enfin, on aperçoit au loin des montagnes, qui indiquent la fin de cette satanée plaine !!!!!
Après avoir lutté contre la pluie, le vent, la fatigue, après avoir mis à rude épreuve notre patience, nous voilà à Port Augusta. Et si on ne voudrait pas recommencer demain, cette traversée nous a bien plu, c’était une sacrée expérience humaine !